Le collectif des syndicats du Centre national de recherche Agronomique ( CNRA), ont entamé le lundi 10 août, la quatrième semaine de grève. Lors d’ une conférence de presse animé ce jour à la Direction Général sise à Adiopoudoumé, le porte parole du collectif des syndicats du CNRA Dr Edmond Koffi, a annoncé la poursuite de la grève, pour réclamer entre autres le paiement des arriérés de salaires et de primes de recherche.  » Après plus de trois semaines de grève et devant la non satisfaction des revendications des travailleurs, monsieur le Directeur Général menace ces derniers d’ une mise en chômage technique, à compter du lundi 10 août et de la retenue de 12 jours sur les salaires du mois d’ août » a- t- il relevé. Il a ajouté que lors d’ une rencontre le 6 août entre le collectif des syndicats et le Directeur Général, celui-ci avait annoncé le paiement effectif des salaires du mois de juillet ce jour là et que de ce fait aucune raison ne justifiait la poursuite de la grève entamée depuis le 20 juillet 2020.  » Or, nous faisons le triste constat qu’ à ce jour, aucun travailleur du CNRA n’ a reçu le salaire du mois de juillet, comme indiqué par monsieur le Directeur Général » a dit le Dr Koffi.

De ce fait, le collectif des syndicats décide la poursuite de la grève, jusqu’à la satisfaction du paiement du mois de juillet et des trois primes de recherche. Ainsi que la tenue des sit- in au sein des différentes unités opérationnelles de Bouaké, Korogho, Man, Dabou, Adiopoudoumé.  » Tenant compte de la mise en chômage technique telle que décidée par monsieur le Directeur Général, et pour en atténuer les effets néfastes, les travailleurs réclament, en plus des revendications initiales, le reversement des prélèvements de la carte Cmu, pour permettre aux travailleurs de bénéficier des prestations qui ne sont pas effectives à ce jour.Mais aussi le remboursement des retenues Musa, le remboursement des retenues Bni gestion, le paiement des arriérés de Cnps, Cgrae, la suppression de la catégorie Oej, l’ application effective du Smig, la proclamation et le paiement des arriérés des promotions en catégories et en échelons des évaluations de 2012 à 2019 et le paiement du reliquat de l’ indemnité de départ à la retraite des retraités 2019″ a dit le conférencier.

Selon lui, il est difficile de comprendre qu’ une structure qui reçoit une subvention de 300 millions de francs cfa par mois de l’État, n’ arrive pas à couvrir ses charges salariales.Alors que la même structure, avec ses capacités, arrivait auparavant à couvrir ses charges salariales et de fonctionnement, sans subvention de l’État. Il s’ est étonné que le CNRA, dont la valorisation des acquis contribuent à hauteur de 30% du produit intérieur brut national, soit dans une situation d’ abandon et de négligence de la part des autorités. Toutefois, les syndicats sont disposés à la reprise travail, à condition que le salaire de juillet et les trois primes de recherche soient payés, sans aucune retenue. Ils en appellent aux autorités, afin que les travailleurs du CNRA du bénéficier des meilleures conditions d’ existence.


Calcin Wandji – amanien.info

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